Le patrimoine est un levier pour le développement local et notre territoire est riche de patrimoines sous-estimés et sous valorisés. On les trouve dans l’architecture, les paysages ou les savoir-faire. L’association Bergerades se mobilise pour les réhabiliter, les mettre en valeur et les faire connaître à travers des actions d’interprétation, des chantiers participatifs et des ateliers d’apprentissage…

Patrimoine paysager

Les paysages de pentes ardéchoises ont été remarquablement façonnées pendant des siècles pour pouvoir les cultiver. Remonter la terre et dresser des murettes en suivant les courbes de niveau ont fait le quotidien des paysans. Le paysage ainsi créé fait notre admiration mais l’on constate que petit à petit ces espaces deviennent des friches embroussaillées et les murs s’écroulent sous les intempéries.

Bergerades s’intéresse aujourd’hui à ce patrimoine et va mobiliser ses adhérents pour participer à la remise en valeur des terrasses qui entourent Saint-Pierreville.

Premier chantier participatif réalisé en partenariat avec l’association Maisons paysannes d’Ardèche (mai 2021)

Patrimoine préindustriel

Nos vallées sont parsemées de grandes bâtisses au bord des rivières qui témoignent d’une époque où un foisonnement d’activités était dépendant de l’énergie hydraulique : moulins à farine, moulinages de soie, mais aussi filature de laine. A Saint-Pierreville, les pionniers de la SCOP Ardelaine ont redonné vie à une ancienne filature qui a succédé à un moulin du XVème et du XVIIème présents sur le site. Leur patrimoine hydraulique a été restauré.

Ils ont voulu aussi transmettre l’histoire et les savoir-faire du travail de la laine aux nouvelles générations. Pour cela ils ont demandé à l’association Bergerades de concevoir une muséographie.

Bergerades a conçu un parcours d’interprétation sur les techniques de travail de la laine avant la mécanisation, du néolithique au XVIIIème siècle : techniques de tonte, cardage, filage, tissage, feutrage etc…

Elle a conçu un DEUXIEME PARCOURS sur le passage du travail de la main à celui de la machine, à travers la proto-industrialisation du XVIIIème.

Dans ce cadre, Bergerades a sollicité Sylvette Beraud-Williams pour une étude sur l’histoire du mouton et des manufactures de laine en Ardèche.

Pour ce travail, Bergerades a été soutenue par Le Département de l’Ardèche.

Patrimoine des savoir-faire

Les anciens savaient produire leur nourriture pour toute l’année. Châtaignes, céréales et petits élevages, associés à un jardin nourricier suffisaient à faire vivre la famille. On oublie souvent que la pérennité de la nourriture est liée aussi à l’art de transformer et conserver les aliments pendant l’hiver. Avant la possibilité de congeler les aliments, les châtaignes étaient séchées, le porc mis dans le sel, les pommes de terre mises à la cave et les bocaux permettaient aux fruits et légumes de prolonger leurs saveurs toute l’année entre confitures, produits lactofermentés ou stérilisés.

Bergerades a réalisé un atelier de transformation alimentaire accessible à tous, agriculteurs, artisans des métiers de bouche, particuliers etc. Elle a confié son fonctionnement à l’association le Bateleur qui propose un fablab pour réaliser des conserves en commun.

Pour la réalisation du laboratoire de transformation alimentaire partagé, au service des besoins du territoire, Bergerades a été soutenue par :

Association Les Bergerades | 363A route de Tauzuc, 07190  Saint Pierreville
Tél 
06 83 62 77 00 |  Email bergerades.developpement@outlook.com
Siret 
384 669 024 00018 | Code APE 913E